Светлый фон

N. 153. – Les princesses en larmes entourent Nariskin, se mettent à genoux devant les soldats… mais les soldats l’arrachent des mains des princesses, ils le traînent au bas des escaliers avec Vangad; alors ils forment entre eux une espèce de tribunal… ils condamnent les deux infortunés à être hachés en pièces; c’est un supplice usité à la Chine et en Tartarie pour les parricides: on l’appelle le supplice des dix mille morceaux. Après avoir ainsi traité Nariskin et Vangad, ils exposent leurs têtes, leurs pieds et leurs mains, sur les pointes de fer d’une balustrade. Pendant qu’ils assouvissaient leur fureur aux yeux des princesses, d’autres massacraient tous ceux qui leur étaient odieux, ou suspects à Sophie (436).

SUPP. p. 99, l. 4. se mettent à genoux. Matfeow ne dit pas cela. Il dit seulement que les princesses ont prié pour Narischkin. C’étoit le troisième jour du tumulte. Iwan Narischkin et le docteur van Gaden étoient les derniers qui finirent leur vie dans cette rébellion.

SUPP. p. 99, l. 14. c’est un supplice usité à la Chine. Il n’avoit jamais été usité en Russie. La rage le dictoit aux strélits, sans qu’ils savoient que c’étoit la coutume dans quelque autre pays du monde.

FAUTES, p. 98, l. 19. balustrade. Il y avoit sur le lieu ordinaire de supplice un grand pilier quarré avec plusieurs barres de fer pointues, sur lesquels on posait les têtes coupées des criminels d’État.

N. 154. – Cette exécution horrible finit par proclamer souverains les deux princes Ivan et Pierre [note de Voltaire: «Juin 1682»] en leur associant leur sœur Sophie en qualité de corégente (436).

SUPP. p. 100, l. 1. proclamer souverains, et dans la note: Juin 1682. La proclamation se fit le 18 mai le jour d’après que le tumulte étoit assoupi. Le couronnement se fit le 25 juin.

N. 155. – Se rapporte à la p. 436 (chap. IV).

ЛОМ. I. chap. 3. Вся сия глава о стрелецких бунтах не полна и весьма недостаточна. Много неисправностей. К сочинению ея можете перевесть приказать мой Экстракт о Стрелецких бунтах.

ЛОМ. I. chap. 3.

Chapitre V.

Chapitre V.

Gouvernement de la princesse sophie. Querelle singuličre de religion. Conspiration

Gouvernement de la princesse sophie. Querelle singuličre de religion. Conspiration

N. 156. – Sophie eut tous les honneurs d’une souveraine; son buste sur les monnaies, la signature pour toutes les expéditions… Elle… faisait même des vers dans sa langue… une figure agréable relevait encore tant de talents (437).

SUPP. p. 101, l. 12. son buste sur les monnoyes, la signature pour toutes les expéditions. Les actes publics ne font mention de la princesse Sophie que depuis l’année 1687, et les monnoyes, qui portent son nom et portrait, ne peuvent pas être plus anciennes. Cette forme de gouvernement dura jusqu’au mois de Septembre 1689. Les ordres par lesquels la Cour notifia qu’à l’avenir on ne feroit mention dans les actes publics que des seuls zars Iwan et Pierre, sont datés le 11 Septembre.