SEC. ibid. toute l’armée Turque attaqua. C’étoit le 20 Juillet après-midi environ trois heures avant le couché du soleil.
On ne sait pas jusqu’à quel point Voltaire eût utilisé les informations et conseils reçus de l’Académie. Il est probable que les deux notes (les dates du 20 et 21 Juillet) manquassent dans le manuscrit. Dans l’édition de Leipzig de 1764 elles figurent dans la marge aux points correspondants du texte, en guise de scolies explicatives.
N. 346. – Le czar, incertain s’il tenterait le lendemain le sort d’une nouvelle bataille… se retira dans sa tente, accablé de douleur et agité de convulsions dont il était quelquefois attaqué, et que ses chagrins redoublaient (525).
SEC. p. 13. le lendemain. C’étoit le 21 juillet. On étoit encore incertain si l’ennemi ne renouvelleroit son attaque.
SEC. p. 13. et agité de convulsions dont il étoit quelquefois attaqué et que ses chagrins redoublaient. Il suffit de dire: «accablé de chagrin». Ces convulsions, dont Mr. de Voltaire parle n’étoient nullement douloureuses. Ce n’étoit qu’un certain tick ou mouvement de tête qu’il faisoit toutes les fois que ses esprits étoient plus agités qu’à l’ordinaire. La joie et le chagrin l’occasionnent également et dans tout cela il n’y avoit rien qui le déformoit.
N. 347. – Catherine rassemble le peu de pierreries qu’elle avait apportées dans ce voyage guerrier… elle y ajouta deux pelisses de renard noir (526).
SEC. p. 14. Elle y ajouta deux pelisses de renard. Cette petite anecdote nous est inconnue.
N. 348. – Elle choisit elle-même un officier intelligent qui devait, avec deux valets, porter les présents (526).
SEC. ibid. porter les présens. Il est plus vraissemblable que ces présens furent portés à la suite de Shaphiroff. Le premier qui fut envoyé avec une trompette et la lettre du maréchal Sheremetoff au grand visir étoit suivant le Journal de Pierre I un bas officier aux gardes.
C’était le sous-officier de la garde Šepelev. Voir: «Journal de Pierre le Grand».
N. 349. – Les Mémoires de Pierre… ne disent rien des détails dans lesquels entra Catherine (526).
SEC. ibid. Les Mémoires de Pierre I ne disent rien des détails dans lesquels entra Catherine. On sait que Catherine avant que d’entrer dans la tente de Pierre I pour lui proposer la voye de la négociation, avoit tenu conseil avec Sheremetoff et Shaphiroff et qu’ils y étoient convenus des mesures à prendre pour la reussite de leur projet.
N. 350. – Notre armée était réduite à 22 mille hommes (526).
SEC. p. 14. vingt deux mille combattans. Il faut ajouter comme il est marqué par paranthèse dans cette déclaration.