Светлый фон

Voltaire modifia son texte, mais jusqu’à quel point?

N. 309. – La jeune prisonnière de Marienbourg (519).

SEC. p. 5, prisonnière de Mariendal. De Marienbourg.

Voltaire corrigea l’erreur sur laquelle on avait attiré son attention.

N. 310. – à qui [à la jeune prisonnière de Marienbourg] 0n avait donné le nom de Catherine (519).

SEC. ibid. à qui on donna le nom de Catherine, qui portoit le nom de Catherine. Elle n’en a jamais eût d’autre autant qu’on sait.

N. 311. – étoit tombé en partage au prince Menzicoff.

SEC. ibid. Il n’y eût aucun partage. Lorsque la petite ville de Marienbourg fut prise par le général Bauer allemand de nation qui commandoit sous le maréchal Scheremetoff, pris d’abord sous sa protection le pasteur luthérien Glück avec toute la famille parmi laquelle se trouvoit aussi Catherine qui étoit chez lui en pension. Pierre la vit chez Bauer, elle lui plut, et il la confia aux soins de son favori Menschicoff. Il est faux qu’elle ait gouverné sa maison. Elle n’avoit pas encore ni l’âge ni l’expérience pour se charger d’une telle fonction. Menschicoff la traita d’abord qu’elle entra dans sa maison avec tous les égards dûs aux dispositions favorables que son maître mar-quoit pour elle. Elle n’y resta pas longtemps et occupa bientôt un appartement à la Cour. L’Impératrice Catherine est née en 1688, par conséquent elle n’avoit que 14 ans lorsque les Russes se rendirent maîtres de Marienbourg.

Les paroles qui avaient provoqué ces observations et qui étaient si peu flatteuses pour la mémoire de Catherine, ainsi que pour la tsarine Elisabeth, alors sur le trône («étoit tombé en partage au prince Menzicoff») disparurent complètement dans le texte imprimé.

N. 312. – Elle se rendit si agréable par son caractère que le czar voulut l’avoir auprès de lui; elle l’accompagna dans ses courses et dans ses travaux pénibles, partageant ses fatigues, adoucissant ses peines par la gaieté de son esprit et par sa complaisance (519).

SEC. ibid. Adoucissant ses peines par la gayeté de son esprit et par sa complaisance. Il sera plus approchant du véritable caractère de Catherine si on dira: «adoucissant ses peines par un tendre empressement d’aller au devant de tout ce qui pouvoit lui plaire».

N. 313. – Elle [Catherine] calma souvent la colère du czar, et le rendit plus grand encore en le rendant plus clément (520).

SEC. ibid. En le rendant plus humain. Mr. de Voltaire est prié de vouloir bien changer cette expression qui présente l’opposé d’un homme dur et cruel ce que Pierre n’étoit pas. Un prince est souvent forcé d’user de sévérité sans y avoir le moindre penchant. Pierre étoit dans le même cas.