Светлый фон

avril. Mais la relation sur laquelle le fait est fondé et dont l’original se trouve dans le

Theatrum Europæum, tome XII, p. 446, le met au lendemain de l’enterrement. L’histoire manuscrite des troubles excités par les strélitz, écrite par André Artemonowitsch Matfeow, ne dit pas un mot de ce procès, ni des punitions infligées aux colonels.

SUPP. p. 93, l. 13. ils courent en armes au Kremelin. La relation ne dit pas qu’alors les strélits soyent venus en armes, ce qui est aussi peu vraisemblable parce qu’ils venoient en suppliants.

SUPP. p. 93, l. 14. Kremelin qui est le palais des czars. On devroit dire: «où est le palais des czars». Le Kreml contient aussi plusieurs églises, cours de justice, magasins et des maisons des particuliers.

SUPP. p. 94, l. 1. pas assés exactement payés. La relation ne dit pas que les strélits n’avoient pas été exactement payés de la Cour, mais que les colonels leurs avoient retenu une partie de leur paye.

SUPP. p. 94, l. 3. Le ministère est obligé de donner aux strélits l’argent qu’ils demandent. Selon la relation, les colonels furent obligés par la Cour de rendre aux strélits ce qu’ils leurs avoient retenu de paye.

Pour comprendre les allégations du critique qui renvoie à la «Relation», voir les notes de Voltaire au chap. IV (au sujet de la révolte des strélits): «tiré tout entier des mémoires envoyés de Moscou et de Pétersbourg».

N. 145. – Ces soldats ne sont pas contents; ils veulent qu’on leur remette les neuf officiers, et les condamnent, à la plularité des voix, au supplice qu’on appelle des batoques; voici comme on inflige ce supplice. On dépouille nu le patient; on le couche sur le ventre, et deux bourreaux le frappent sur le dos avec des baguettes jusqu’à ce que le juge dise: C’est assez. Les colonels, ainsi traités par leurs sol-dats, furent encore obligés de les remercier, selon l’usage oriental des criminels, qui, après avoir été punis, baisent la main de leurs juges; ils ajoutèrent à leurs remerciements une somme d’argent, ce qui n’était pas d’usage (434).

SUPP. p. 94, l. 8. Voici comme on inflige ce supplice. Il me paroit indécent d’insérer dans l’histoire de Pierre le Grand la description comme on inflige les batoques. D’ailleurs tout le monde est assés informé de cette punition portant de description de l’empire de Russie qui sont imprimées en presque toutes les langues d’Europe.

SUPP. p. 94, l. 10. deux bourreaux. Ce ne sont pas des bourreaux qui infligent les batoques. Tout homme du commun le fait si son supérieur le lui ordonne. Dans l’armée ce sont ordinairement les tambours ou des simples soldats.