Светлый фон

SUPP. p. 104, l. ult. Sophie, Iwan et Pierre. On n’a jamais mis le nom de la princesse devant les noms des zars, mais toujours après, et aussi cela ne se faisoit pas alors. Sophie, quoique régente de l’empire, fit expédier tous les ordres sous les seuls noms des zars. Elle n’a commencé à ajouter le sien qu’en 1687.

N. 163. – Dans ce temps de trouble, il y avait un knès, Chovanskoi, qui, ayant contribué à l’élévation de la princesse Sophie, voulait, pour prix de ses services, partager le gouvernement. On croit bien qu’il trouva Sophie ingrate. Alors il prit le parti de la dévotion et des raspopites persécutés; il souleva encore une partie des strélitz et du peuple au nom de Dieu: la conspiration fut plus sérieuse que l’enthousiasme de Raspop… Chovanskoi ne prétendait pas moins que l’empire; et, pour n’avoir désormais rien à craindre, il résolut de massacrer, et les deux czars, et Sophie, et les autres princesses, et tout ce qui était attaché à la famille czarienne. Les czars et les princesses furent obligés de se retirer au monastère de la Trinité (438).

SUPP. p. 105, l. 1. dans ce temps de trouble il y avoit un knès Chowanskoi. Il paroit par ce qui a été dit, que Chowanski vient ici trop tard. Il auroit fallu faire mention de lui d’abord après le récit de la première rébellion des strélits, puisqu’alors la princesse donna le commandement en chef de ces troupes au prince Iwan Andreevitsch Chowanski et à son fils le prince André Iwanowitsch. Ces princes se finirent aimer fortement par les strélits. Ils leurs obtinrent la permission d’ériger une colonne devant le palais sur laquelle on grava les noms des grands qui avoient été tués dans la première rébellion, en les caractérisant comme traîtres de la patrie, qui par conséquence avoient été massacrés légitimement. Ils leurs procurèrent des patentes de remerciement de leurs fidèles services, expédiées au noms des zars et ruinèrent le thrésor par des présents, qu’ils leurs faisoient.

SUPP. p. 105, l. 2. ayant contribué à l’élévation – vouloit partager le gouvernement. On croit, qu’il trouva Sophie ingrate. Chowanski n’avoit en rien contribué à l’élévation de la princesse. Aussi ne l’a-t-on pas soupçonné de vouloir partager le gouvernement avec la princesse. Matfeow a peint son portrait comme d’un homme simple et sans courage. Etant parvenu à la grande autorité que lui donnoit son commandement sur les strélits, il força la veuve du dumnoi diak Larion Iwanow, tué dans la rébellion, de se marier avec lui. Ainsi il ne pouvoit pas prétendre sur Sophie, comme Mr. de Voltaire paroit vouloir indiquer. Mais son fils, le prince André, jeune homme sans conduite et sans expérience, a été accusé d’avoir aspiré au throne par un mariage avec la princesse Catherine, sœur cadette de Sophie, ce qui doit avoir aliéné Sophie des intérêts des Chowanski. Une autre raison étoit, que les Chowanski s’étoient brouillés avec le bojarin Miloslawski, parent de la princesse du côté de sa mère, homme rusé, et, selon Matfeow, premier mobile de tout ce qui s’étoit fait pour établir l’autorité de la princesse.