N. 164. —…se retirer au monastère de la Trinité, à douze lieues de Moscou («Moscou» également dans l’édition de 1761.) (438).
REM. II. p. 105, l. 19. de Pétersbourg. Lisés: «Moscou». (REM. I.: idem.)
N. 165. – Ce monastère de la Trinité appartient aux moines basiliens… Les moines possédaient quatre lieues de pays à la ronde. La famille czarienne y était en sûreté, plus encore par la force que par la sainteté du lieu. De là Sophie négocia avec le rebelle, le trompa, l’attira à moitié chemin, et lui fit trancher la tête, ainsi qu’à un de ses fils, et à trente-sept strélitz qui l’accompagnaient [note de Voltaire: «1682»] (438–439).
REM. II. p. 106, l. 4. On ne saurait dire précisément que les moines possédassent tout le terrain à quatre lieues à la ronde. Ils ont des terres immenses, à proportion des autres couvents, mais dispersées par cy par là. Il y a plus de cent mille paysans, qui apartiennent à ce couvent. (REM. I. et MÜLLER: même texte.)
REM. II. p. 106, l. 4. Sophie négocia avec le rebelle. Ce rebelle étoit Kovanski chef de la cour des strélitz. Sophie n’y étoit pas. C’est Pierre qui employa l’artifice pour l’attirer au couvent de la Trinité (REM. I. et MÜLLER: même texte).
SUPP. p. 106, l. 1. moines Basiliens. Puisqu’il n’y a pas d’autres moines en Russie, que de l’institution de S. Basile, il ne paroit pas nécessaire d’ajouter l’épithète «Basiliens». Mr. de Voltaire auroit pu en faire mention dans le second chapitre.
SUPP. p. 106, l. 6. plus par la force que par la sainteté du lieu. Cette remarque paroit être superflue. On pourroit croire, que Mr. de Voltaire eût voulu se moquer de la sainteté des couvents.
SUPP. p. 106, l. 7. de là Sophie négocia avec le rebelle, etc. Nous avons déjà remarqué que la princesse n’étoit pas dans le couvent de la Trinité, lorsqu’elle envoya pour Chowanski. Aussi n’y avoit-il aucune négociation. Il ne faut pas peindre les hommes plus méchants, qu’ils ne sont.
FAUTES, p. 106, l. 1. moines Basiliens. Il n’y a pas d’autre ordre monastique en Russie que celui de St. Basile.
N. 166. – Le corps des strélitz, à cette nouvelle, s’apprête à marcher en armes au couvent de la Trinité, il menace de tout exterminer; la famille czarienne se fortifie; les boïards arment leurs vassaux; tous les gentilhommes accourent; une guerre civile sanglante commençait. Le patriarche apaisa un peu les strélitz; les troupes qui venaient contre eux de tous côtés les intimidèrent: ils passèrent enfin de la fureur à la crainte, et de la crainte à la plus aveugle soumission, changement ordinaire à la multitude. Trois mille sept cents de leurs femmes et de leurs enfants, se mirent une corde au cou, et marchèrent en cet état au couvent de la Trinité, que trois jours auparavant ils voulaient réduire en cendres. Ces malheureux se rendirent devant le