Светлый фон
monastčre, portant deux ŕ deux un billot et une hache; ils se prosternčrent ŕ terre, et attendirent leur supplice; on leur pardonna. Ils s’en retournčrent ŕ Moscou en bénissant leurs maîtres, et pręts, sans le savoir, ŕ renouveler tous leurs attentats ŕ la premičre occasion (439).

SUPP. p. 106, l. 11. le corps de strélits, etc. jusqu’à la ligne 12 de la page suivante. Tout ce paragraphe ne se fonde sur aucune autorité digne de foy. Nous avons déjà rapporté ce qui se passa à Moscou, en quoi nous avons suivi Matfeow. On peut encore ajouter, que dans le commencement de l’année 1683 plusieurs strélits furent exilés et envoyés en Sibérie, où ils ont été enrôlés parmi les Cosaques.

SUPP. 107. A la place du paragraphe dont nous avons parlé, on pourroit mettre deux événements: le premier, que la princesse Sophie donna le commandement des strélits à un secrétaire nommé Fedor Tscheglowitoi, qu’elle fit secrétaire d’Etat, ou dumnoi diak, et après ocolnitschei, homme rusé, avec qui elle communiqua tous ses secrets; et le second, que Pierre I commença en 1683 à former le petit corps des Poteschni, dans lequel il s’est fait enrôler lui-même en simple soldat, pour donner l’exemple de subordination à ses sujets. Mr. de Voltaire rapporte ce fait dans le chapitre suivant, mais il vaudroit mieux suivre l’ordre chronologique, parce que par là on reconnoit le génie précoce de l’empereur, qui n’avoit que onze ans lorsqu’il mit le fondement de la grande réforme dans le militaire.

N. 167. – Sophie… Pour augmenter sa puissance, elle la partagea avec le prince Basile Gallitzin, qu’elle fit généralissime, administrateur de l’état, et garde des sceaux (439).

SUPP. p. 107, l. 18. Basile Gallitzin. Le prince Wasili Wasiliewitsch Golizin avoit le titre de président de la chancelerie des ambassades, ce qui est la même dignité que nous appelions à présent celle du chancelier. En effet il étoit premier ministre tant pour les affaires de dedans que de dehors de l’empire.

N. 168. – Ce ministre [Basile Gallitzin] contint la milice des strélitz en distribuant les plus mutins dans des régiments en Ukraine, à Casan, en Sibérie. C’est sous son administration que la Pologne, longtemps rivale de la Russie, céda, en 1686, toutes ses prétentions sur les grandes provinces de Smolensko et de l’Ukraine (440).

SUPP. 108, l. 10. ce ministre contint la milice des strélits. C’étoit le seul article qui manqua à l’autorité de Golizin. Il n’avoit aucun commandement sur les strélits. La princesse Sophie l’avoit donné à Tscheglowitoi, qui étoit beaucoup plus son confident que Golizin.