Светлый фон

N. 268. – Le général suédois Slipenbach était auprès de Derpt avec environ deux mille cinq cents hommes. Les assiégés [de Derpt] attendaient le moment où il allait jeter du secours dans la place. Pierre imagina une ruse de guerre dont on ne se sert pas assez. Il fait donner à deux régiments d’infanterie, et à un de cavalerie, des uniformes, des étendards, des drapeaux suédois. Ces prétendus Suédois attaquent les tranchées. Les Russes feignent de fuir; la garnison, trompée par l’apparence, fait une sortie [note de Voltaire: «27 juin»]: alors les faux attaquants et les attaqués se réunissent, ils fondent sur la garnison, dont la moitié est tuée, et l’autre moitié rentre dans la ville. Slipenbach arrive bientôt en effet pour secourir, et il est entièrement battu. Enfin Derpt est contrainte de capituler [note de Voltaire: «23 juillet»] au moment que Pierre allait donner un assaut général (485).

REM. II. p. 221. l. 9. jusqu’à l. 3. de la page suivante. Ce récit ne s’accorde ni avec le journal de Pierre le Grand, ni avec aucune autre relation. Schlippenbach n’étoit pas près de Derpt, mais du côté de Revel, d’où les assiégés attendoient un secours. La ruse de guerre, dont il est fait mention ici, a été employée devant Narva, et non pas devant Dörpt. (REM. I.: même texte, mais sans la phrase: «Ce récit – relation». MÜLLER: comme dans les REM. II.).

N. 268. – Le champ d’élection, nommé Kolo, près de Varsovie (485).

BÜSCH. nommé Kolo. Der Ort heisst nicht Kolo, sondern Wola.

Chapitre XIV.

Chapitre XIV.

Toute l’ingrie demeure ŕ Pierre le Grand, tandis que Charles XII triomphe ailleurs. Élévation de menzikoff. Pétersbourg en sűreté. Desseins toujours exécutés malgré les victoires de charles

Toute l’ingrie demeure ŕ Pierre le Grand, tandis que Charles XII triomphe ailleurs. Élévation de menzikoff. Pétersbourg en sűreté. Desseins toujours exécutés malgré les victoires de charles

N. 269. – Maître de toute l’Ingrie, Pierre en conféra le gouvernement à Menzikoff [1759: Menzikof], et lui donna le titre de prince et le rang de général-major. L’orgueil et le préjugé pouvaient ailleurs trouver mauvais qu’un garçon pâtissier devint général, gouverneur et prince… (486–487).

FAUTES, p. 225. C’est en 1706 que Pierre I donna à Menschikoff le titre de prince d’Ingrie. Il avoit été fait peu avant par l’empereur prince de l’empire Romain.

FAUTES, p. 225, l. 6. garçon pâtissier. Cette opinion reçue presque par tous les auteurs qui ont parlé de l’origine de Menschicoff est fausse. Il étoit fils d’un valet de l’écurie de la Cour, et un des premiers qui se firent inscrire dans la compagnie que Pierre I. forma pour son amusement. Il étoit dans sa jeunesse d’un caractère fort enjoué, et entre autres jeux, dont il divertissoit le jeune tsar, il savoit parfaitement imiter les cris avec lesquels les garçons pâtissiers appelloient les passants dans les rues de Moscou, pour acheter leurs petits pâtés, ce qui dans la suite du temps a donné aux étrangers l’occasion d’en faire un garçon pâtissier.