N. 304. – Ils [le kan des Tartares et Charles XII] étaient unis par les mêmes intérêts, puisque Azof est frontière de la petite Tartarie (518).
SEC. p. 2. Puisque Asoff est dans la petite Tartarie. Les bornes de la petite Tartarie n’ont jamais été bien déterminées; ordinairement on entend sous ce nom la Crimée. Ne seroit-il pas mieux de dire: puisque les Russes étoient maîtres d’Asoff et du Palus Méotide?
Voltaire n’accepte pas ce conseil, mais il corrige l’erreur, en appelant Asoff ville frontière.
N. 305. – D’abord il [le czar] fait avancer vers la Moldavie dix régiments qui étaient en Pologne (519).
SEC. p. 4. Vers la Valachie. Il faut dire vers la Moldavie. Les noms de ces deux provinces sont souvent confondus par les écrivains. Les Polonais et les Russes par une erreur commune appellent Moldavie ce que les autres nations de l’Europe appellent Valachie. La province dont Yassi est la ville principale est proprement la Moldavie, et l’autre est la Valachie. Ces deux noms sont aussi confondus dans le Journal de Pierre Ier.
SEC. p. 4, qui étaient en Pologne. Il faut ajouter: aux ordres du lieutenant-général Galitzin.
Voltaire substitue le nom de Moldavie à celui de Valachie et même dans une des éditions suivantes il ajoute la note: «il est bien étrange que tant d’auteurs confondent la Valachie et la Moldavie» (Œuvres, XVI, 519). Dans la première édition du 2evol. (1764) cette note n’existe pas encore.
N. 306. – L’amiral Apraxin va dans Azof commander sur terre et sur mer (519).
SEC. p. 4. L’Amiral Apraxin. Le major-général Buturlin eut en même temps ordre de se rendre avec huit régiments à Kamennoï Saton sur le Boristène, où le hetman Skoropatski devoit le joindre.
N. 307. – Il [le czar] ordonne dans Moscou qu’on reconnaisse une nouvelle czarine: c’était cette même personne faite prisonnière de guerre dans Marienbourg en 1702 (519).
SEC. p. 5, qu’on reconnaisse une nouvelle Tsarine. Pierre Ier fit publier le 6/17 de Mars que la Tsarine Catherine Alexievna étoit sa véritable et légitime épouse. Ce sont les propres termes de la déclaration auxquels il ne faut rien changer.
SEC. ibid. dans Mariendal en 1700, à Marienbourg en 1702.
Cette fois Voltaire se contente de corriger l’erreur essentielle.
N. 308. – Pierre avait répudié, l’an 1696, Eudoxia Lapoukin [note de Voltaire: «ou Lapouchin»], son épouse, dont il avait deux enfants (519).
SEC. ibid. Pierre n’avoit plus de femme. Il vaut mieux dire: Pierre avoit répudié en 1696 sa première femme Eudoxie fille de Théodore Lapukin dont il eût deux fils. L’un étoit le malheureux Tsarévitch Alexis né le 19 Février v. st. 1690, et le second Alexandre qui naquît le 3 Octobre 1691 et mourut la même année.