SEC. ibid. réunis sous le même vaivode. Jamais.
N. 326. – Demetrius Cantemir avait obtenu la Moldavie (521).
SEC. ibid. Obtenu de la Porte la Valachie. C’est la Moldavie qu’il avoit obtenu. Il y fut envoyé après la déposition de Nicolas Maurocordato au mois de novembre 1710.
Là encore Voltaire doit remplacer la «Valachie» par la «Moldavie».
N. 327. – Il [Cantemir] engagea même d’abord le hospodar de Valachie, Bassaraba, à entrer dans la conspiration (521).
SEC. p. 8. Il engagea le hospodar de Moldavie. C’est le hospodar de Valachie qu’il engagea.
SEC. p. 8. Bassaraba vaivode de Moldavie. Il s’appelloit Jean Constantin de Brancovan Bassaraba. Il y avoit plus de vingt ans qu’il étoit hospodar de la Valachie. La famille de Brancovan possède de terres considérables dans cette partie de la Valachie que l’empereur avoit conquise en 1717 que les Turcs reprirent dans la dernière guerre. L’Empereur avoit invité Brancovan de se soumettre à lui avec tout son pays en lui promettant qu’il le feroit prince de l’empire et que lui et ses descendans seroient reconnus princes héréditaires de la Valachie. La différence de la religion le retint alors; il aima mieux s’attacher à Pierre I et aux Russes qui étoient de la même religion, cependant la méfiance qu’il conçût bientôt contre Cantemir et la crainte que Cantacuzène général de la Valachie qui faisoit descendre la famille des empereurs grecs et qui visoit aussi à la principauté de la Valachie ne l’emporta sur lui, le fit rentrer dans son devoir. Quelques années après il fut décapité à Constantinople avec quatre de ses fils.
7Pour la troisième fois Voltaire corrige son erreur, ayant écrit «Valachie» au lieu de «Moldavie».
N. 328. – L’évêque de Jérusalem, qui était alors en Valachie, fut l’âme de ce complot (521).
SEC. ibid. L’évêque de Jérusalem. Le patriarche de Jérusalem: on ne sait pas où il a été dans ce temps-là. On ne sauroit non plus assurer qu’il ait été d’intelligence avec Cantemir. Castriot envoyé du hospodar de Valachie vint trouver Pierre Ier à Yassi. Après l’avoir félicité sur son arrivée il déclara que le grand vi-sir avoit chargé le patriarche de Jérusalem de s’informer par son maître des dispositions de Sa Majesté Tsarienne pour la paix, ajoutant qu’il avoit des pleins pouvoirs du Sultan pour en traiter. C’est alors qu’on reconnu la trahison de Brancovan. On ne daigna pas repondre aux propositions de son envoyé pour ne pas enfler l’orgueil des Turcs.
Voltaire se refusa à transformer l’«évêque» de Jérusalem en «patriarche».