Voltaire ne voulut pas renoncer à son idée; il ne corrigea même pas une erreur essentielle, en confondant le Dniestr avec le Dniepr.
N. 334. – Pierre, avant de passer le Borysthène… (522).
SEC. ibid. avant de passer le Boristène. Il faut dire le Dniester.
Encore une fois Voltaire fit la sourde oreille à l’erreur évidente qui lui était signalée.
N. 335. – Elle [Catherine] se servait rarement de voiture (522).
SEC. p. 10. Elle se servit rarement de voiture. Ce n’est que dans cette campagne et particulièrement dans la marche vers le Pruth ainsi que dans le retour jusqu’au Dniester qu’on l’a vu quelquefois à cheval. Ordinairement elle se servoit de voiture.
N. 336. – Il fallut marcher au delà du Borysthène par quelques déserts, traverser le Bog, et ensuite la rivière du Tiras, qu’on nomme aujourd’hui Niester; après quoi l’on trouvait encore un autre désert avant d’arriver à Yassi sur les bords du Pruth (522).
SEC. ibid. Marcher par des déserts. Les déserts de ce coté du Dniester ne sont pas considérables, mais de l’autre ce sont des plaines immenses, où l’on ne traversent que rarement et fort peu d’eau. L’armée les traversa en trois marches faisant halte pendant le grand jour à fin de se garantir de l’ardeur du soleil qui est brûlant dans ces contrées, cependant on ne put éviter ni se parer du fléau des sauterelles: les exécrables insectes devorent l’herbe n’en laissant que la racine et infectoient après l’armée par la puanteur de leurs excremens. Elles ont causé à l’armée la perte de beaucoup de chevaux et de bétail. On ne perdit pas moins d’hommes par l’ardeur du soleil et la soif. Pierre qui arriva le premier avec ses gardes sur les bords du Pruth, envoya d’abord des tonneaux remplis d’eau aux troupes qui marchoient dans les déserts.
N. 337. – Bassaraba… lui proposa la paix (522).
SEC. ibid. proposa la paix. Voyés la note à la page 8ème.
Voir plus haut le N. 327.
N. 338. – Les provisions que Cantemir avait promises, et qu’il espérait en vain tirer de la Valachie, ne pouvaient arriver (522).
SEC. ibid. que Cantemir avoit promises et qu’il espéroit de tirer de la Valachie. La Moldavie étant un pays rempli de déserts peu peuplé, fournissant à peine à la subsistance de ses habitants.
N. 339. – Un fléau dangereux se joignit à tous ces contretemps; des nuées de sauterelles couvrirent les campagnes, les dévorèrent et les infectèrent: l’eau manquait souvent dans la marche, sous un soleil brûlant et dans des déserts arides; on fut obligé de faire porter à l’armée de l’eau dans des tonneaux (523).