Светлый фон

FAUTES, p. 116 [sic], l. 2. deux frégates. Lisés partout: «deux petites frégates».

Je crois que dans les «Fautes» on a commis l’erreur d’écrir «116» au lieu de «120». À la p. 116 on parle d’«une grande frégate» (voir plus haut au N. 184); en outre «la ligne 2» ne pourrait figurer qu’à la p. 120, mais non pas à la p. 116.

N. 187. – Le Fort… il trouva le moyen d’être présenté au czar Pierre. L’aîné Ivan n’était pas ce qu’il lui fallait; Pierre le goûta, et lui donna d’abord une compagnie d’infanterie (445).

SUPP. p. 122, l. 12. il trouva moyen d’être présenté au zar. Si cela est, la présentation a eu fort peu d’influence sur l’état de Mr. Le Fort. Il ne falloit pas beaucoup pour un jeune homme vif et bien fait, et qui sçavoit déjà un peu la langue du païs, pour être fait capitaine. Ce n’étoit pas l’empereur qui donnoit les places des officiers subalternes. Il y avoit pour cela un office à Moscou, où les étrangers qui souhaitoient entrer en service, se présentoient. Ainsi il est à croire, que Mr. Le Fort a été capitaine par le chemin ordinaire. Mais en quelle année? c’est ce que Mr. de Voltaire a oublié de nous dire. Cependant il seroit bon de le savoir. Cela doit être marqué dans les mémoires suscrits de Mr. Le Fort que Mr. de Voltaire cite. Dans l’Histoire d’Asow, qui est imprimée dans le 2dtome du «Recueil pour l’histoire de Russie», il se trouve à la page 178 que Mr. Le Fort a fait la campagne contre les Tatares en 1688 en qualité de colonel. L’année 1689 il eut occasion de signaler son service, sa fidélité et son attachement pour la personne de l’empereur Pierre dans la révolte des strélits. Il étoit des premiers qui accourut avec son régiment au couvent de la Trinité. Voilà le véritable fondement de sa fortune. Pierre entendit et goûta ses conseils de faire mieux exercer ses Poteschnis et d’en faire sa garde. Mr. Le Fort eut la permission d’augmenter son régiment au dessus de l’état ordinaire, pour mieux l’opposer aux strélits, s’il seroit besoin. Bientôt après Pierre le déclara général. Mr. Le Fort monta d’un degré à l’autre, et si subitement, qu’en 1697 il occupait les premiers dignités dans l’état militaire, tant par terre que par mer. Sa manière de vivre ne le laissoit pas jouir longtems de cette éclatante fortune. Il mourut le 12 Mars 1699. Voyés Korb, «Descriptio itineris».

N. 188. – Pierre… il forma d’abord, dans sa maison de campagne Préobazinski, une compagnie de cinquante de ses plus jeunes domestiques… il les fit passer par tous les grades, et lui-même en donna l’exemple, servant d’abord comme tambour, ensuite soldat, sergent, et lieutenant dans la compagnie (445).