Светлый фон

Voltaire a substitué cette phrase de la première édition: «C’est ce qu’on a dit de plus vraisemblable sur cet yvoire fossile dont nous avons déjà parlé; car il parait chimérique de prétendre qu’autrefois il y a eu des éléphans en Sibérie», – par la phrase suivante qui figure dans les éditions plus récentes: «C’est cet ivoire fossile, dont nous avons déjà parlé; mais on prétend qu’autrefois il y eut des éléphants en Sibérie; que des Tartares vainqueurs des Indes amenèrent dans la Sibérie plusieurs de ces animaux dont les os se sont conservés dans la terre» (p. 448).

Voltaire avait déjà parlé de cet «ivoire fossile» à la p. 411 (voir N. 74 avec l’observation correspondante dans le SUPP.).

N. 201. – La Russie possédait quelques forts vers le fleuve d’Amour, à trois cents lieues de la grande muraille. Il y eut beaucoup d’hostilités entre les Chinois et les Russes au sujet de ces forts (448).

REM. II. p. 130. hostilités entre les Russes et les Chinois. Il y a là-dessus une relation fort ample dans les «Mémoires pour servir à l’histoire de Russie». (Ceci manque dans les REM. I.)

MÜLLER. Entre les Chinois et les Russes. Es befindet sich hievon eine sehr umständliche Nachricht in der «Sammlung Russischer Geschichte».

N. 202. – L’empereur Kang-hi… envoya sept ambassadeurs à Nipchou… Ces ambassadeurs menaient environ dix mille hommes avec eux, en comptant leur escorte. C’était là le faste asiatique (448).

SUPP. p. 130, l. 11. Niptsch0u. C’est une ville russienne, située sur la rivière Nertscha, qui tombe dans la Schilka, et celle-ci en se joignant avec la rivière Argun, prend le nom d’Amour. Il faudroit donc appeller plus tôt du nom russien, que de celui que lui donnent les Chinois. Elle s’appelle Nertschinsk.

SUPP. p. 130, l. 14. c’étoit là le faste asiatique. Ce n’étoit pas par faste que les Chinois menoient une armée avec eux au congrès. C’étoit pour obliger les Russiens aux conditions qu’ils proposoient pour la paix. Cela ne leur a que trop réussi.

N. 203. – Cette nation [les Chinois] si renommée pour la morale ne connaissait point ce que nous appelons droits des gens, c’est-à-dire ces règles incertaines de la guerre et de la paix, ces droits des ministres publics, ces formules de traités, les obligations qui en résultent, les disputes sur la préséance et le point d’honneur (448).

SUPP. p. 131, l. 10. les Chinois ne connoissoient pas les disputes sur la préséance et le point d’honneur. On n’a qu’à lire l’histoire de cette pacification dans le «Recueil sur l’histoire Russienne». On trouvera que les Chinois étoient très pointilleux sur ce chapitre. Ils le sont encore plus qu’on pourroit s’imaginer.