N. 229. – Pour la dignité de patriarche, elle n’a jamais été rétablie, les grands revenus du patriarcat ayant été employés au payement des troupes (467).
REM. II. p. 176, l. 11. employés au payement des troupes. Jamais (MÜLLER: idem. Manque dans les REM. I.)
N. 230. – Il [le czar] a fondé à Moscou trois collèges, où l’on aprend les langues, et où ceux qui se destinaient à la prêtrise étaient obligés d’étudier. Une des réformes les plus nécessaires, était l’abolition, ou du moins l’adoucissement de trois carêmes… Aussi le czar dispensa-t-il au moins ses troupes et ses ouvriers de ces carêmes, dans lesquels d’ailleurs, s’il n’était pas permis de manger, il était d’usage de s’enivrer. Il les dispensa même de l’abstinence les jours maigres (édition 1759).
ЛОМ. I. chap. 6, p. 107. Трех школ духовных учреждений при Петре В. не было, а в Севском (1) монастыре школу основал царь Федор Алексеевич. Также три поста государь не уничтожил, а дал только волю.
(1) C’est une erreur d’impression: dans le manuscrit original il est dit: «В Спасском». Cnfr. Пекарский, История Академии Наук, II, 760.
FAUTES, p. 177, l. 3. Point d’abolition ni d’adoucissement d’aucun carême pour le peuple en général. La dispence ne regarde que les troupes et les mariniers.
Dans la nouvelle édition (p. 467), au lieu de trois il est question de «l’adoucissement de quatre grands carêmes».
N. 231. – Depuis le Vme siècle, temps auquel on avait connu l’usage des lettres, on écrivait sur des rouleaux, soit d’écorce, soit de parchemin, et ensuite sur du papier (468).
REM. II. p. 178, l. 23. Les Russes n’ont jamais écrit sur des rouleaux d’écorce, mais toujours sur du parchemin et du papier. Ils ne connoissent l’usage des caractères que depuis la fin du 8me siècle (REM. I. et MÜELER: idem).
Voir appendice 2, par. 11.
N. 232. – Pour mieux faire goûter ces innovations, il [le czar] abolit le mot de golut, esclave, dont les Russes se servaient quand ils pouvaient parler aux czars, et quand ils pouvaient des requêtes; il ordonna qu’on se servît du mot de raab, qui signifie sujet (édition 1759).
REM. II. p. 181, l. 13. Il faut écrire gholop, et non pas golut. (REM. I.: Golut. Gholop. MÜLLER: même texte que dans les REM. II.).
REM. ibid. Rab au lieu Raab. Autre fois dans les requêtes aux tsars les suppliants signoient leur nom de bathême en diminutif, pour témoigner plus de respect et de soumission. Pierre I abolit également cette coutume (REM. I.: idem. MÜLLER: idem).
JOUR. Il y a bien des fautes dans ces deux mots écrits et interprétés par M. de Voltaire: Golout et Raab, pag. 181. Premièrement Golout doit être écrit Chalop, et Raab avec un seul a. Quant à la signification, elle n’est pas si différente que le pense M. de Voltaire: l’un et l’autre signifient Serf, et pas autre chose. Tout ce que l’on peut dire, c’est que le peuple se sert du mot Chalop pour exprimer la même idée que les gens plus polis rendent par le mot Rab. – Objection de Voltaire: «Quant au changement de Golut en Chalop, il falloit le prouver. A l’égard de la différente signification de l’un et de l’autre terme, tant pis pour le Critique, s’il ne sent pas combien le mot Esclave diffère du mot Sujet».