Светлый фон

Voltaire se servit largement des informations fournies.

N. 357. – Le vice-chancellier Schaffirof alla dans sa tente avec un grand appareil (528).

SEC. p. 18. Le vice-chancellier Shaphirof. Il alla seul dans la tente du grand vizir suivi d’un secrétaire et de deux ou trois autres gens. Ce n’est qu’après avoir reglés les articles du traité que le major-général Sheremetoff fils du maréchal passa au camp turc pour rester auprès du grand vizir conjointement avec Shaphiroff jusqu’à l’entière exécution du traité.

N. 358. – Le premier secrétaire du viziriat (529).

SEC. p. 19, secrétaire d’État de la Porte. Il n’étoit secrétaire du viziriat.

Sic. Ne faudrait-il pas lire: il n’étoit que secrétaire du viziriat?

N- 359. – Dans ce temps-là même le corps d’armée commandé par le général Renne (529).

SEC. ibid. l’Autre armée russe. Le corps du général Rönne.

Les modifications apportées au texte manuscrit à la suite de cette rectification sont apparentes.

N. 360. – Le czar avait un autre corps d’armée (529).

SEC. ibid. Encor un autre corps d’armée. En partant du Dniester on y avoit laissé sur la frontière quatre régimens aux ordres du général Ghesheff pour couvrir les magazins qu’on y formoit, et un autre petit corps étoit resté à Yassi.

N. 361. – Les articles de cette paix ne furent point rédigés (529).

SEC. p. 20, trêve de quinze ans. Il n’est pas marqué dans le traité que ce fut une prolongation de quelque trêve. Si Mr. de Voltaire entend ici la paix de 1700, elle a été faite pour trente ans.

Là encore le texte a été évidemment corrigé.

N. 362. – Le vizir demanda longtemps qu’on lui livrât Cantemir, comme le roi de Suède s’était fait livrer Patkul… Les Turcs… insistèrent en vain sur l’extradition de Cantemir. Pierre écrivit ces propres paroles au vice-chancellier Schafiroff: «J’abandonnerai plutôt aux Turcs tout le terrain qui s’étend jusqu’à Cursk: il me restera l’espérance de le recouvrer; mais la perte de ma foi est irréparable, je ne peux la violer. Nous n’avons de propre que l’honneur: y renoncer, c’est cesser d’être monarque» (530).

SEC p. 21. Le vizir demanda longtemps qu’on lui livrait Cantemir. La reponce héroique de Pierre I mérite d’être rapportée. Il dit: «Je me soumettrait à abandonner aux Turcs tout le terrain qui s’étend jusqu’à Cursk: en le quittant il me reste l’espérence de le recouvrer, mais la perte de ma foi est irréparable. Je ne peux penser à la violer ni livrer un prince qui a quitté sa principauté pour l’amour de moi. Nous n’avons de propre que l’honneur, y renoncer c’est cesser d’être monarque». Les paroles portèrent les Turcs à se désister de leur demande.