N. 204. – Le chef de l’ambassade russe était Gollovin, gouverneur de Sibérie (449).
SUPP. p. 131, l.22. Golovin, gouverneur de Sibérie. Il n’étoit pas gouverneur de Sibérie. Son père l’étoit. Il portoit le titre d’ocolnitschei, qui étoit la première dignité après les boyars, et celui de gouverneur de Brjansk.
N. 205. – Les deux jésuites réglèrent les limites des deux dominations; elles furent posées à la rivière de Kerbechi, près de l’endroit même où l’on négociait. Le midi resta aux Chinois, le nord aux Russes (449).
SUPP. p. 132, I.4. Kerbechi, près de l’endroit même où on négocioit. Cette rivière s’appelle en Russie Gorbitsa. Elle tombe dans la Schilka à 255 werstes de Nertschinsk.
SUPP. p. 132, l. 5. le midi resta aux Chinois, le nord aux Russes. Les limites furent réglées d’un côté par le cours des rivières Schilka, Gorbitsa et Argun, de l’autre par une chaîne de montagnes qui sépare les rivières qui tombent dans l’Amour, d’avec celles qui se déchargent dans la Lena. Tout le païs à l’Ouest de l’Argun et de la Gorbitsa et au Nord de la grande chaîne des montagnes resta aux Russes, l’Est et le Midi fut cédé aux Chinois.
N. 2°6. – On jura une paix éternelle, et, après quelques contestations, les Russes et les Chinois la jurèrent au nom du même Dieu en ces termes: «Si quelqu’un a jamais la pensée secrète de rallumer le feu de la guerre, nous prions le Seigneur souverain de toutes choses, qui connaît les cœurs, de punir ces traîtres par une mort précipitée» (449).
SUPP. p. 132, l. 10. les Russes et les Chinois jurèrent au nom du même Dieu. Je craindrois être coupable de prophanation si je disois, que le Dieu des payens et le Dieu des chrétiens est le même Dieu. Les Russes jurèrent par le St.-Evangile, et en baisant la SteCrois. Jamais un Russe n’a juré autrement.
N. 207. – Le traité fut gravé sur deux gros marbres qui furent posés pour servir de bornes aux deux empires (449).
SUPP. p. 133, l. 13. le traité fut gravé sur deux gros marbres. Les Chinois avoient l’intention de le faire; mais cela n’a jamais été exécuté.
BÜSCH. de bornes aux deux empires. Diese Nachricht ist unrichtig. Es scheint zwar, dass die Chineser willens gewesen sind, zum Andenken dieses Friedensschlusses grosse steinerne Gränzsäulen zu errichten, und den Friedensvertrag in dieselben zu graben; es ist aber niemals wirklich geschehen. Die Chineser aber besichtigen jährlich im Anfang des Sommers die Gränze, und ihre Commissarien errichteten an der Mündung des Flusses Gorbiza, und an dem Orte, wo ehemals Argunskoi Ostrog gestanden hat, holzerne Pfäle mit Inschriften in mansjurischer Sprache, welche nichts weiter enthalten, als dass in demselben Jahr, Monat und Tage von N. N. die Gränze besichtiget, und dieses geschrieben worden sey. Müller am angeführten Orte, S. 443–445.