N. 395. – Le czar… était descendu en Finlande… Après avoir lui-même pointé l’artillerie devant Stralsund… il s’était embarqué, dans le mois de mai, sur la mer Baltique; et, montant un vaisseau de cinquante canons, qu’il avait fait construire luimême à Pétersbourg, il vogua vers la Finlande, suivi de 92 galères, et de 110 demi-galères, qui portaient 16.000 combattants (551).
SEC. p. 3. Le Tsar étoit descendu en Finlande. Pierre I ayant laissé ses troupes en Holstein aux ordres du roi de Danemark partit le 25 février pour s’en retourner à Pétersbourg, d’où il repartit pour la Finlande le 7 may 1713. La flotte de galère sur laquelle on avoit embarqué 16.000 hommes de troupes de guerre, étoit composée de 92 galères et de 110 demi-galères, et autres petits bâtiments. Pierre I en commandoit l’avantgarde en qualité de contre-amiral.
SEC. p. 31. après avoir pointé l’artillerie devant Stralsundt. C’étoit le 14 septembre 1712 que Pierre I étant avec le roi de Pologne au camp devant Stralsund fit dresser sur le bord de la mer deux batteries pour arrêter cinq vaisseaux suédois qui étoient dans une baye près de la côte et qui vouloient passer à Stralsund.
SEC. ibid. Il monta un vaisseau de cinquante canons. En partant de Pétersbourg pour son expédition en Finlande il monta une galère. Il n’y eut aucun vaisseau de guerre ni de transport à la suite de la flotte des galères, excepté quelques senaux et brigantins.
Il ne reste pas de doute que le texte primitif ait subi des changements sous l’influence des observations rédigées à Pétersbourg.
N. 396. – La descente se fit à Elsingford [note: 22 mai 1713] (551).
SEC. ibidem., à Elsinford – à Helsingfors.
Voltaire conserva l’orthographe du nom de la ville, mais utilisa la date (elle lui fut indiquée dans la note ci-après. Voir N. 397).
N. 397. – Cette descente réussit malgré toutes les difficultés (551).
SEC. Cette descente n’ayant pas réussie. Elle se fit le 22 may n. st. sur le soir et réussit heureusement. Ce que Nordberg dit d’une première descente qui n’avoit pas réussi est faux. Le brigadier Czernicheff avoit pris les devants avec quelques galères pour reconnaître Helsingfors. C’est sur lui que les Suédois tirèrent de leurs batteries qui défendoient le port voyant qu’il méditoit une descente. Voyés le Journal de Pierre I. On ne sait rien de cette prétendue chaîne qui formoit l’entrée du port et encor moins que les troupes de débarquement ayent été repoussées quelque part.
Voltaire fut obligé à refaire complètement ce passage.
N. 398. – Le czar s’empara de Borgo, d’Abo (551).